Depuis un mois, je vous raconte les coulisses de notre usine : pourquoi Hones a confié sa production logicielle à une chaîne pilotée par l’IA, puis la première version qu’on a dû jeter avant d’en avoir une qui tourne.
(Re)lire l’édition précédente :
Il y a deux semaines, je terminais sur une annonce : toute cette expérience, on en a fait un livre !
Ce que je ne vous ai pas dit, c’est qu’il n’était pas prévu non plus…
Un document qui ne voulait pas rester à sa place
Tout commence en février, chez un client. On est là pour lui apprendre comment on travaille avec l’IA, et on découvre en chemin qu’on n’a pas de réponse commune. Chacun chez nous s’en sert à sa façon. On rentre avec une seule envie : pouvoir dire la prochaine fois « on travaille comme ça, et ça marche », sans croiser les doigts.
Alors on commence à écrire.
Quelques pages d’abord, qui circulent dans l’équipe. Puis, un document interne plus consistent, comme un tampon pour arrêter que chacun fasse sa tambouille.
Sauf que plus on écrit, plus le sujet déborde.
En partant de comment faire produire du code à une machine, on se retrouve à répondre à d’autres questions : qui décide de ce qu’elle a le droit de faire ? Qu’est-ce qui prouve qu’une tâche est finie ? Qui est responsable quand ça casse en production ?
Et surtout : qu’est-ce qu’on fait du temps libéré ?
Ce sont des questions d’organisation, pas des question techniques. Et un manuel d’instruction n’y répond pas.
Le soir où le document est devenu un livre
En juin, toute l’équipe se retrouve à Nantes pour quelques jours de travail. Un soir, les pieds dans la piscine (pour survivre à la merveilleuse canicule de cet été), quelqu’un pose la question : et si on allait jusqu’au bout ? On automatise tout, et on en fait un vrai livre.
C’est là que la décision s’est prise !
Le basculement s’est fait à partir d’une conviction. Ce qui libère le gain, ce n’est pas l’IA. C’est ce qu’une entreprise accepte de réorganiser autour d’elle : les rôles, les responsabilités, la façon de décider.
Et ça, ça ne concerne pas que les équipes tech.
Ce que vous y trouverez
Le livre s’appelle AI Software Factory. Il s’adresse autant aux CTO qui doivent monter l’usine qu’aux dirigeants qui doivent décider de la financer, de la poursuivre ou de l’arrêter : les premiers y trouveront la mécanique, les seconds pourront s’en tenir aux chapitres qui parlent de décisions, de mesure et de responsabilités.
Il est construit autour de six décisions à prendre pour transformer une production qui existe déjà, avec son code, ses habitudes et ses clients. Et il laisse également la parole à d’autres CTO qui ont construit leur machine de leur côté, avec leur réussites et leur échecs.
Vous n’y trouverez aucun chiffre universel de productivité, parce que les seuls qui comptent sont les vôtres, mais le livre explique justement comment les établir.
Une dernière chose, puisqu’on parle de factory : ce livre a été écrit avec cette même méthode. On a monté une chaîne éditoriale pilotée par l’IA pour produire, relire et consolider le manuscrit, et on l’a réglée au fil de l’écriture comme on règle une usine.
Dans deux semaines, je vous présenterai son contenu plus en détail, avec un petit aperçu de l’intérieur 😉
A très vite,
L’équipe Hones




